« Quand j'ouvre le portail du parc le matin, je me sens bien ! », témoigne Thierry Deu, jardinier municipal depuis dix ans sur le secteur de Reynerie. Amoureux du parc, de son histoire et de ses arbres, il transmet sa passion et ses connaissances aux visiteurs et se métamorphose en jardinier-conteur. Suivons-le pour une balade privilégiée !
Jardinier-Conteur
« Acheté au milieu du XVIe siècle par M De Reynier, professeur de droit à l'université de Toulouse, ce domaine au nom italianisé de Reynery va connaître des propriétaires successifs mais celui qui marquera le plus son histoire est Guillaume du Barry, explique-t-il. Il épousa en 1781 Jeanne Bécu. Connue dans l'histoire de France sous le nom de Comtesse du Barry , elle fut la favorite et la maîtresse du roi Louis XV. ».
A l'époque, le domaine de Reynerie comprend un château entouré de jardins, vivier, pigeonnier, terres labourables, prés, bois, et vignes. Guillaume fit construire à côté du château une maison de plaisance dédiée aux fêtes et plaisirs, portant le nom de « Folie ». c'est le bâtiment que le public peut aujourd'hui admirer, le château ayant disparu. Classée au monuments historiques depuis 1963, cette « folie », possède un salon de musique en rotonde et un vestibule de marbre. Ouvert ponctuellement lors de visites guidées et notamment pour la manifestation "un dimanche au bord du lac" (prochaine édition le 7 octobre 2018) cet édifice fait l'objet d'un appel à projet «Dessine-moi Toulouse» , concernant l'orangerie, le jardin et le lac, soit un site de 14 hectares.


Les initiales de Guillaume du Barry et les frises sculptées ornent la façade de cette demeure romantique.
Charme et poésie
Du perron de « la Folie », le visiteur embrasse le parc à la française associant symétrie et perspective ainsi que charme et poésie. Les essences d'arbres rares ajoutent à l'attrait de ce parc, véritable havre de paix. Des panneaux explicatifs jalonnent le parcours.
Ici un savonnier. Thierry emmène son public en Asie ! La saponine est présente dans l'écorce et le fruit est utilisée pour faire du savon naturel d'où son nom de "savonnier" . Ses graines, quant à elles sont utilisées pour faire des chapelets.
Mais quel est cet arbre qui domine le parc ? Un séquoia de 35 mètres (photo ci-contre). Le plus haut de Toulouse ! « Le mot sekoya, raconte Thierry, vient du nom de l'orfèvre cherokee Sequoyah (v. 1770-1843), inventeur d'un alphabet cherokee. »
Plus loin des magnolias et tulipiers de Virginie sont en fleurs ! La plupart des essences plantées dans ce parc sont originaires des îles et d'Amérique du Nord. Elles ont été rapportées au XVIIIe siècle quand Guillaume du Barry était capitaine de vaisseaux au service du roi de France.
À quelques pas, un arbre à l'écorce de platane nous intrigue, il cherche la lumière et n'hésite pas à tordre son tronc : il s'agit du Pin Napoléon, le seul à Toulouse !
Qui suis-je ?
Mes feuilles caduques de couleur verte sont grandes et en automne, elles deviennent jaune-pourpre. Mes fruits sont de la grosseur d'une pomme et de couleur rouge orangé. Ils se mangent très mûrs.
Je suis...le kaki ou plaqueminier.
Plus de 30 espèces d'oiseau
Sizerin cabaret, huppes, grimpereaux des jardins... Plus de 30 espèces d'oiseaux ont été répertoriées dont des espèces rares. Et Thierry de raconter une belle histoire ... "Je connais le berceau des écureuils ! Levez la tête, regardez ce petit trou sous la trace de propolis laissé par les abeilles, c'est le nid de la sittelle torchepot, un tout petit oiseau.
Les animaux se sentent bien dans ce parc ; ils se reproduisent chaque année au même endroit. Nous n'utilisons pas de produits phytosanitaires. Tout y est naturel. La biodiversité est ainsi respectée. Regardez là : cette larve. Savez-vous de quoi il s'agit ? C'est une larve de coccinelle (photo ci-contre). Et les coccinelles mangent les pucerons."
Un lieu ressourçant
Une longue allée nous conduit jusqu'au nymphée, littéralement lieu dédié aux nymphes.
Il abrite deux miroirs d'eau qui mettent en valeur la nymphe abritée dans un abri de rocaille. L’original est au musée Paul Dupuy.
Les nymphes sont des divinités de la nature, des esprits qui vivent en harmonie avec les différents éléments de la nature. Elles ont généralement l'apparence de jeunes femmes.
Celle du parc de Reynerie ne pouvait trouver meilleur écrin ! La nature y est glorifiée quotidiennement par les 3 jardiniers municipaux.
D'ailleurs un jardin pédagogique accueille régulièrement les enfants du quartier :
hôtel à insectes (photo ci-contre à droite), cardons, dahlias, plantes aromatiques...
C'est un kaléidoscope de senteurs et de couleurs qui s'offre, tel un bouquet, au regard des visiteurs !
Au gré de la balade, nous croisons des habitants qui viennent se ressourcer dans le parc, à l'instar d'Alain, surnommé "le yogaki". « Comme le soleil se lève, je viens, racontet-il tout naturellement. Et de depuis 41 ans, il n'y a pas de mot pour expliquer. Venir ici, c'est le mouvement perpétuel, c'est l'instant, c'est être soi-même ».
2h30 se sont écoulées depuis que nous avons franchi le portail d'entrée et nous n'avons pas vu le temps passer tant la découverte était magique ! Avant de quitter cet écrin de verdure, un pigeonnier nous salue de sa haute stature.

Pour aller plus loin
Pour poursuivre la découverte : découvrez la revue "L'Auta" éditée par les Toulousains de Toulouse
Participer aux visites organisées par l'association "La Gargouille"
Mais quel est cet arbre qui domine le parc ? Un séquoia de 35 mètres (photo ci-contre). Le plus haut de Toulouse ! « Le mot sekoya, raconte Thierry, vient du nom de l'orfèvre cherokee Sequoyah (v. 1770-1843), inventeur d'un alphabet cherokee. »
Plus loin des magnolias et tulipiers de Virginie sont en fleurs ! La plupart des essences plantées dans ce parc sont originaires des îles et d'Amérique du Nord. Elles ont été rapportées au XVIIIe siècle quand Guillaume du Barry était capitaine de vaisseaux au service du roi de France.
À quelques pas, un arbre à l'écorce de platane nous intrigue, il cherche la lumière et n'hésite pas à tordre son tronc : il s'agit du Pin Napoléon, le seul à Toulouse !
Qui suis-je ?
Mes feuilles caduques de couleur verte sont grandes et en automne, elles deviennent jaune-pourpre. Mes fruits sont de la grosseur d'une pomme et de couleur rouge orangé. Ils se mangent très mûrs.
Je suis...le kaki ou plaqueminier.
Plus de 30 espèces d'oiseau
Sizerin cabaret, huppes, grimpereaux des jardins... Plus de 30 espèces d'oiseaux ont été répertoriées dont des espèces rares. Et Thierry de raconter une belle histoire ... "Je connais le berceau des écureuils ! Levez la tête, regardez ce petit trou sous la trace de propolis laissé par les abeilles, c'est le nid de la sittelle torchepot, un tout petit oiseau.
Les animaux se sentent bien dans ce parc ; ils se reproduisent chaque année au même endroit. Nous n'utilisons pas de produits phytosanitaires. Tout y est naturel. La biodiversité est ainsi respectée. Regardez là : cette larve. Savez-vous de quoi il s'agit ? C'est une larve de coccinelle (photo ci-contre). Et les coccinelles mangent les pucerons."
Un lieu ressourçant
Une longue allée nous conduit jusqu'au nymphée, littéralement lieu dédié aux nymphes.
Il abrite deux miroirs d'eau qui mettent en valeur la nymphe abritée dans un abri de rocaille. L’original est au musée Paul Dupuy.
Les nymphes sont des divinités de la nature, des esprits qui vivent en harmonie avec les différents éléments de la nature. Elles ont généralement l'apparence de jeunes femmes.
Celle du parc de Reynerie ne pouvait trouver meilleur écrin ! La nature y est glorifiée quotidiennement par les 3 jardiniers municipaux.
D'ailleurs un jardin pédagogique accueille régulièrement les enfants du quartier :
hôtel à insectes (photo ci-contre à droite), cardons, dahlias, plantes aromatiques...
C'est un kaléidoscope de senteurs et de couleurs qui s'offre, tel un bouquet, au regard des visiteurs !
Au gré de la balade, nous croisons des habitants qui viennent se ressourcer dans le parc, à l'instar d'Alain, surnommé "le yogaki". « Comme le soleil se lève, je viens, racontet-il tout naturellement. Et de depuis 41 ans, il n'y a pas de mot pour expliquer. Venir ici, c'est le mouvement perpétuel, c'est l'instant, c'est être soi-même ».
2h30 se sont écoulées depuis que nous avons franchi le portail d'entrée et nous n'avons pas vu le temps passer tant la découverte était magique ! Avant de quitter cet écrin de verdure, un pigeonnier nous salue de sa haute stature.

Pour aller plus loin
Pour poursuivre la découverte : découvrez la revue "L'Auta" éditée par les Toulousains de Toulouse
Participer aux visites organisées par l'association "La Gargouille"